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Petition Tag - journalistes
1. Refusons les atteintes aux droits sociaux des journalistes 
Pétition à l'appel des collectifs et associations de journalistes : Profession : Pigiste, Objectif Plume, Presse-Papiers, Pôle pigiste du Club de la presse Val de Loire, Ça presse, Freelens, AJT-MP (association des journalistes de Toulouse et
Midi-Pyrénées) et des initiateurs de la précédente pétition "Pigistes: pas de recul sur nos droits".
Les journalistes professionnels, rémunérés à la pige ou permanents, ont appris avec consternation la signature, vendredi 7 novembre 2008, de l’« accord » général « pigiste » presse écrite par la CFDT et la CFTC. Survenant alors que jusqu’ici l’ensemble des syndicats avait manifesté la plus ferme opposition tant sur le texte proposé que sur la manière dont la négociation avait été forcée par les organisations patronales. Les syndicats SNJ, SNJ CGT et FO refusent pour leur part de signer ce texte.
Ce texte, s’il devait être mis en œuvre balayerait -pour les journalistes payés à la pige- une partie des acquis de la convention collective nationale des journalistes. Son application bousculerait plusieurs articles du code du travail dont nous peinons à obtenir l’entière application, si ce n’est devant les tribunaux.
L’accord proposé prévoit notamment :
- Des conditions quasi impossibles à remplir pour que les pigistes puissent être électeurs et éligibles lors des élections de délégués du personnel (DP), au comité d’entreprise (CE) et comité hygiène sécurité et condition de travail (CHSCT) des entreprises de presse pour lesquelles ils travaillent ;
- La non-inscription des journalistes pigistes sur le registre unique du personnel (une façon de remettre en cause leur statut de salarié) ;
- La régularisation d’usages illégaux, comme le paiement des congés payés et du 13e mois chaque mois et non une fois par an comme prévu par la Convention collective.
- La refonte de la clause conventionnelle sur les primes d’ancienneté et le risque de son intégration dans le montant de la pige comme beaucoup d’employeurs le font déjà pour les congés payés et le 13e mois, alors que ces trois éléments de salaire doivent être payés en plus du montant de la pige ;
- le contournement de l’obligation conventionnelle de maintien du salaire en cas de maladie ou maternité.
La liste n’est pas exhaustive.
Cet « accord » dit général correspond aux intérêts des employeurs qui refusent de respecter le droit du travail et la convention collective pour leurs journalistes pigistes. Il serait, pour eux, la contrepartie de l’accord sur la formation des journalistes pigistes auxquels les syndicats de journalistes sont parvenus avec les fédérations patronales après plus de deux ans de négociation. L’accord de branche presse écrite de 2005 sur la formation avait remis à plus tard les droits à la formation des pigistes mais des négociations avaient pu être ouvertes sous la pression des syndicats et des journalistes pigistes eux-mêmes Le texte formation signé par six syndicats de journalistes en novembre 2007 attend depuis un an la signature patronale !
Rappelons encore que le ministère du travail, là encore sur demande expresse des syndicats, a convoqué une commission paritaire au printemps 2008 pour dépasser ce blocage. Une pétition avait été lancée à cette occasion par des journalistes payés à la pige fin 2007 avait alors rassemblé plus de 1 300 signatures en quelques semaines : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1408.
Ce texte, s’il est appliqué, constituera un nouveau moyen pour les entreprises de faire porter sur les journalistes pigistes une partie des réductions de coûts que les entreprises cherchent à réaliser. Vivant le plus souvent dans des conditions économiques instables et difficiles, les journalistes pigistes, nous sommes 7 000 en France, soit un quart des journalistes en activité, n’avions pas besoin de cette nouvelle preuve du mépris de certains syndicats et des organisations patronales qui ne savent plus envisager les journalistes que comme un coût, une main-d’œuvre et non comme le ferment d’une presse de qualité.
Nous appelons les organisations qui ont signé ce projet d’accord à bien mesurer toutes les conséquences de leur acte, et nous appelons dès aujourd’hui tous nos confrères à leur demander des comptes sur ce coup bas dont nous saurons nous souvenir.
Nous assurons les représentants des employeurs de notre très ferme volonté de défendre nos droits et notre statut en chaque circonstance, et par tous les moyens que nous jugerons appropriés.
Nous appelons tous les syndicats, les associations, les collectifs à envisager dans l’unité tous les moyens à mettre en œuvre pour empêcher la mise en application de ce texte.
Pour preuve de notre mobilisation, cette pétition sera adressée à la CFDT, à la CFTC, copie en sera faite aux deux ministères du travail et de la culture. Les atteintes aux droits sociaux des journalistes sont aussi des atteintes à la liberté et la qualité de la presse.
2. Deux journalistes australiens, ont été Kidnappés par le POLISARIO 
Deux journalistes australiens, M. Danial Fallshow et Mme Violeta Ayala, ont été Kidnappés ou et arrêtés par le POLISARIO récemment.
Il y a plus de deux semaines, M. Danial Fallshow et Mme. Violeta Ayala ont obtenu la permission du polisario de travailler à Rabouni et aux camps de réfugiés. Les intéressés effectuaient leur deuxième visite dans la région. Les deux journalistes ont été invités à passer leurs séjours dans les tentes d’une famille aux camps d’Aousserd. Pendant deux semaines, ils ont réalisé des films sur la vie des réfugiés. Le 1er mai avant minuit, les journalistes ont informé un membre de la famille les ayant accueillis qu'ils devaient quitter les tentes pour se rendre dans un autre endroit. Cette information est parvenue à la sécurité du Polisario, qui a commencé à rechercher les journalistes.
Le 2 mai à 11h00, le responsable du protocole du polisario a reçu un appel du MAE australien, invoquant un « kidnapping des journalises ». Moins d’une demi-heure après, M. Danial Fallshow et Mme. Violeta Ayala ont été retrouvés à l’auberge d’un docteur cubain, où ils se cachaient.
Le Directeur de la Sécurité du POLISARIO, Mohamed Wali Akeik, a arrêté M. Danial Fallshow et Mme. Violeta Ayala. Selon les investigations menées, les intéressés ont réalisé un film sur l’esclavage et le racisme dans les camps de réfugiés sahraouis. Ils ont décrit un rapport esclavage-racisme au sein de la même famille, divisée en deux en fonction de la couleur de ses membres. Les prétendus "esclaves noirs" appartiennent "au maître blanc". Quand le film était réalisé, les "esclaves" ont demandé aux journalistes de faire attention à leur sécurité car le POLISARIO suivaient leurs activités.
M. Danial Fallshow et Mme. Violeta Ayala ont ensuite pris les vidéocassettes des films réalisés et ont essayé de fuir la zone sahraouie. Ils ont appelé par téléphone des parents en Australie, leur signalant que des inconnus les ont kidnappés. Cette information a été transmise aux autorités australiennes, qui ont invité le FP à prendre les mesures nécessaires pour retrouver les journalistes disparus.
